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Les principes communs

Les situations climatiques, naturelles, politiques, culturelles et économiques des pays sont diverses et souvent uniques. Cependant, il y a plusieurs principes communs qui pourraient améliorer la qualité du soutien destiné à l’agriculture, au pastoralisme, à la pêche et au développement rural.

Soutenir les programmes et les politiques élaborés par les communautés et les pays bénéficiaires

Le soutien devrait être accordé de telle manière qu’il ne perturbe pas la production et les marchés locaux. Il devrait appuyer le développement durable et répondre aux besoins exprimés par les communautés locales. La sécurité alimentaire locale et nationale devrait être la plus haute priorité de toute le soutien  qui, par ailleurs, devrait consolider l’autonomie et l’indépendance des pays bénéficiaires en matière de production alimentaire et de disponibilité de nourriture pour tous. Le soutien devrait renforcer le contrôle local des ressources et atteindre les bénéficiaires visés dans les régions rurales.

Travailler avec les communautés et les organisations sociales

Un meilleur soutien renforce les communautés locales et leurs organisations sociales, en particulier en leur permettant: d’acquérir du pouvoir politique; de développer leur capacité à structurer leurs points de vue; de mettre en œuvre leurs propres modèles de développement; de participer de manière significative aux processus de développement. Un meilleur soutien reconnaît que les besoins et les réalités des communautés rurales sont au cœur des solutions pour combatre la faim et la pauvreté.

Valoriser et les connaissances locales

Les connaissances des communautés locales sont fondées sur les interactions de nombreuses générations avec leur environnement unique. Un meilleur soutien doit valoriser la richesse des connaissances locales, tout en soutenant des processus qui facilitent des solutions technologiques appropriées.

Encourager la diversité

Le soutien doit encourager la diversité  humaine, culturelle, biologique, écologique, et des méthodes de production.

Une culture de participation

Un meilleur soutien ouvre la voie à un dialogue inclusif et à l’engagement de différents acteurs du développement. La mise en œuvre des programmes de développement agricole et rural doit être fondée sur des consultations démocratiques et sur la participation permanente de tous les membres de la communauté. Ce soutien là devrait contribuer à réduire les inégalités existantes.

Les questions de genre sont fondamentales

Les femmes jouent un rôle crucial dans la production agricole et dans la sécurité alimentaire locale. Un meilleur soutien doit promouvoir l’avancement des femmes, tout en reconnaissant l’importance fondamentale de leur rôle dans l’alimentation de leur famille et de leur communauté.

Pérennité

Les moyens de subsistance sont durables lorsqu’ils peuvent faire face et résister aux diverses pressions et chocs qui menacent la sécurité alimentaire sans mettre leurs propres ressources naturelles de base en danger. Il est fondamental de consolider les moyens locaux, les systèmes sociaux, les capitaux financiers et les ressources naturelles dont ils dépendent. Un meilleur soutien doit être guidé par un paradigme de développement clair, qui valorise le principe de pérennité sociale, économique, environnementale et d’équité entre générations.

Cohérence et liens

Il est nécessaire de favoriser la création de liens entre les niveaux local, national et mondial afin de multiplier les possibilités d’apprendre et de partager les connaissances. Un meilleur soutien doit fournir des plateformes pour l’échange d’informations et d’expériences au niveau mondial, mettre en place des programmes cohérents au niveau national pour la mise en oeuvre de l’aide, et encourager les échanges entre les réalisations au niveau local. Il doit s’attaquer aux structures et aux mécanismes problématiques qui limitent son efficacité et sa capacité à atteindre les pauvres et les affamés de la planète.

Le droit à l’alimentation et la souveraineté alimentaire

Le soutien à l’alimentation, à l’agriculture et au développement rural doit s’appuyer sur et soutenir le droit humain fondamental à une alimentation adéquate, ainsi que la souveraineté alimentaire.

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Changer la mise en œuvre et recadrer le soutien

De nouvelles politiques et pratiques dans les domaines de l’agriculture, du pastoralisme, de la pêche et du commerce alimentaire international sont nécessaires pour éliminer la faim et la pauvreté et pour promouvoir le développement durable. Des changements dans la mise en œuvre et un recadrage de l’appui sont nécessaires pour réaliser ce but.

Pour stimuler ces nouvelles politiques et pratiques, le soutien devrait:

• faciliter l’approvisionnement en aliments nutritifs et sûrs en quantité suffisante (sécurité alimentaire);
•  mettre l’accent sur les stratégies de génération de revenus, les moyens de subsistance des populations, les systèmes de production locaux, les marchés locaux, le commerce équitable, les systèmes de distribution équitables et efficaces, la protection des marchés si nécessaire pour renforcer la sécurité alimentaire aux niveaux national et local, et éviter d’avoir recours à l’aide alimentaire lorsque celle-ci risque de menacer les marchés des produits locaux;
• soutenir la réalisation des réformes agraires, des droits à l’eau, de l’accès sans restrictions aux ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture et d’une plus grande biodiversité agricole pour les petits exploitants, des droits de pêche exclusifs pour les pêcheurs artisanaux, des droits de pâturage pour les pastoralistes, d’une gestion améliorée des ressources foncières communes;
• soutenir des systèmes d’agriculture durable, à petite échelle/familiale/communautaire dirigés par l’exploitant (p.ex. l’agro écologie, l’agriculture durable, l’agriculture biologique).

Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire améliorer l’éducation et la sensibilisation du grand public non seulement à mettre en œuvre ces buts, mais aussi pour éviter des problèmes causés par un support inadéquat.

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Quelques définitions dans ce document

‘Agriculture, pastoralisme et pêcheries’ comprennent la cueillette, l’élevage du bétail, le pastoralisme, la foresterie et l’utilisation d’autres ressources naturelles pour la production alimentaire et l’obtention de la nourriture qui sont dispersés dans les régions rurales, urbaines et péri-urbaines.

‘Les fermiers, les gardiens de troupeaux, les pêcheurs’ se réfère aux petits fermiers paysans ou de famille qui gardent lestroupeaux et travaillent les cultures vivrières, les gardiens de troupeaux et les pasteurs, les pêcheurs et les peuples indigènes parmi d’autres qui utilisent les ressources naturelles pour la production des aliments.

‘Les ressources naturelles’ comprennent la terre, l’eau, les lieux communs le long des côtes, les ressources génétiques et la biodiversité agricole.

‘Les communautés locales et les organisations sociales’ comprennent les fermiers, les pêcheurs, les gardiens de troupeaux, les pasteurs, les peuples indigènes et les travailleurs agricoles parmi les utilisateurs des ressources naturelles.
 

 

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